La législation française reste très stricte sur l'euthanasie. Les directives européennes sur l'euthanasie active rejoignent les lois françaises


49811892L'euthanasie passive est reconnue par la loi française. L'acharnement thérapeutique et les droits du malade à une fin de vie "digne" ont été reconnus dans les textes de loi de 1998 et 2005 (loi Leonetti déposé le 26 octobre 2004). Cette loi prévoit un accompagnement pour la fin vie, grâce à des soins palliatifs permettant au malade de partir plus facilement. Ces soins accompagne le débranchement de la personne car l'euthanasie passive n'est applicable qu'à des personnes ne pouvant vivre à l'aide de machines.  

En France la disponibilité de son corps n'est pas accepté, il n'y a pas de justifications quelconque. La législation ne reconnait donc pas l'euthanasie active, et ne constitue donc pas une infraction. Elle est alors considérée comme un empoisonnement, un homicide volontaire et prémédité ou une non assistance à personne en danger. Si l'un des héritiers est à l'origine de l'acte, il peut se voir retirer les droits d'hériter. Les médecins quant à eux encourent des  sanctions disciplinaires et risquent de se voir interdire toute possibilité d'exercer. L'aide au suicide est identifié à l'euthanasie active et les conséquences en sont donc identiques.


 

robert_badinterRobert Badinter, sénateur socialiste des Hauts de Seine, homme politique très écouté en France qui a  été le principale acteur de l'abolition de la peine de mort, a été auditionné par la mission Leonetti sur le débat de la fin de vie. Il considère que la loi du 22 avril 2005 est "satisfaisante" et s'est montré sceptique sur l'idée d'une "exception d'euthanasie", "le droit à la vie est le premier des droits de l'homme, personne ne peut disposer de la vie d'autrui" il est donc opposé à toute exception d'euthanasie active et la création d'un comité d'experts (" je ne conçois pas qu'un comité, aussi honorable soit il, puisse délivrer une autorisation de tuer")