POUR


- La souffrance du patient lui ôte tout plaisir de la vie. Or, celle-ci est un don, un plaisir, et non une contrainte. De plus, quel bonheur peut-on avoir à vivre si notre vie dépend d'autrui ?

- Jusqu'à nouvel ordre, l'Homme est le seul maître de son existence. C'est donc à lui de décider ce qu'il fait de son corps et de son esprit. Il est la personne la mieux placée pour savoir ce qui est bon pour lui, ou non.

- Chacun a le droit de mourir dignement. Or, l'état végétatif dans lequel l'individu est plongé lui fait en quelque sorte perdre son statut d'humain. L'euthanasie permet d'éviter la dégradation d'une personne par la perte de capacités détruisant son image à ses yeux, ou à ceux de ses proches. De plus, cette perte d'aptitudes provoque parfois une inaptitude à reprendre une vie agréable.

- Les personnes étant contre l'euthanasie se mettent trop souvent à la place de la personne ayant à prendre cette lourde décision, plutôt que d'imaginer ce que peut ressentir la personne souffrante.

- Le fait que seule l'euthanasie passive soit légale a un aspect quelque peu barbare. En choisissant de laisser mourir plutôt que d'aider à mourir, on prolonge les souffrances du malade.

-
L'euthanasie n'est pas un suicide simple ou un meurtre si elle est décidée après concertation avec des équipes de médecins, et contrôlée par une loi qui l'encadre. De plus, la légalisation de l'euthanasie dans certaines conditions permettrait d'éviter la clandestinité du geste et donc ses dérives.

- Souvent, l'excuse de la religion est prise pour interdire l'euthanasie. Seulement, on oublie une chose : c'est elle qui prône le fait qu'il ne faut pas avoir peur de la mort, et que la vie n'est qu'une étape. Or, la peur de la mort est l'une des raisons de l'interdiction de l'euthanasie.


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CONTRE

- La vie est un don. Si nous sommes vivants, il doit y avoir une raison. De plus, si nous ne décidons pas de naître, pourquoi aurions-nous à décider de mourir ?


-
Les souffrances du patient peuvent fausser sa capacité à prendre des décisions rationnelles, ou à en prendre tout court. Si le patient est dans un coma profond, il ne peut pas se prononcer. Qui a le droit de décider de sa mort à sa place ?


- Bien souvent, la souffrance du patient se confond avec celle de l'entourage. L'entourage pourrait ainsi prendre la décision de l'euthanasie pour abréger les souffrances du patient sans avoir conscience que c'est avant tout sa propre souffrance qu'il cherche à abréger (un individu dans le coma n'a, par exemple, pas de douleur contrairement à son entourage).

-
L'euthanasie peut être vue comme une solution de facilité : le patient refuse de surmonter ses douleurs.

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Légaliser l'euthanasie revient à légaliser une forme de suicide.